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Lennox


UNE HISTOIRE DE BRIAN J. FRANCIS

Brian J. Francis connaît bien Lennox. Il est président des Productions Bear Paws et se spécialise en documentaires. Son séjour sur l’île lui a inspiré un retour aux sources, pour permettre une meilleure compréhension de la réalité des Mi’kmaqs d’aujourd’hui.


Tout là-haut, dans les cieux abritant les esprits, le Maître a décidé de créer la Terre. Il y a placé tous les êtres humains. Parmi eux se trouvait Kloskabe, le père de tous les Mi’kmaq.

Son nom se traduirait par : l’homme venu de rien.

Depuis plus de six mille ans, le Peuple Rouge avait élu domicile sur cette superbe île, une terre d’argile rouge, bercée par les eaux de l’Atlantique.

Ces Mi’kmaq s’étaient rendus sur cette île à partir de la Grand Terre de l’île de la Tortue. Ils ont migré en suivant les traces des animaux sur la terre et dans les eaux.


Ils logeaient là où les conduisaient le gibier et les bêtes sauvages. Ils vivaient en communion avec la nature, tant et aussi longtemps que les saumons nageraient dans les rivières.

Au tournant des années 1800, les premiers colons sont arrivés en grand nombre. Ils venaient pour le poisson, les fourrures et l’abondance des ressources. Ils étaient si nombreux qu’éventuellement, le Peuple Rouge n’avait plus d’endroit où il pouvait se sentir chez lui. Le territoire fut découpé et attribué à d’autres si rapidement qu’on a oublié d’en garder une parcelle pour les Mi’kmaq.

L’Aboriginal Protection Society of London s’est rendue compte qu’une grave erreur avait été faite, au détriment du Peuple Rouge. Ils ont acheté une île afin de l’offrir aux Mi’kmaq, qui jusque-là avaient été des nomades. N’est-il pas ironique de constater que le peuple de l’argile rouge se retrouve sans terre où continuer d’exister?

Plusieurs lunes passèrent pendant lesquelles le peuple de cette île reculée vivait isolé du reste du monde, sujet à la maladie et à la pauvreté, avec peu d’espoir de survie.

Dispersés, les Mi’kmaq de l’île Lennox étaient privés de la prospérité et de l’abondance qu’ils avaient connues, un peu comme des étrangers sur leur propre terre.

Les sages rêvaient de faire revivre les anciennes traditions sacrées. Le calumet fut rallumé et la langue connut un regain de vie. Rapidement, la communauté s’est rassemblée, comme autrefois.

Ils ont repris leurs danses, ils ont chanté leurs chansons et récité leurs prières. Une fois de plus, ils ont enseigné les mots anciens à leurs enfants et, encore, le son du tambour accompagnait les battements de cœur des ancêtres, et a ranimé les âmes de ce peuple fier, les Mi’kmaq.

Kloskabe venait de rien. Mais ses descendants sont dans une bataille constante pour s’assurer qu’ils ne vont pas nulle part.

Défiler
46.6103913,-63.8509253
  • HABITANTS 803
  • BATEAUX
    COMMERCIAUX 32
  • DISTANCE DES
    ILES-DE-LA-MADELEINE 171 km
  • PLUS GROS
    HOMARD PÊCHÉ 20 KG

Reliée à l’île du Prince-Édouard, Lennox fut originellement connue sous le nom de « L’nui Minegoo » en mi’kmaq ou « île du peuple » en français. Aujourd’hui la réserve des premières nations occupe toute l’île Lennox. La Minigoo Fishery de Lennox a été la première usine de transformation du homard détenue et exploitée par des personnes autochtones au Canada en 2010.